Des piérides du chou-fleur

Le chou fleur est un légume que nous connaissons bien, que nous mangeons beaucoup et que nous cultivons très largement en France (figurant parmi les premiers producteurs d’Europe notamment grâce aux régions de Bretagne, du Nord et de Normandie). Mais il n’y a pas que l’homme qui aime ce légume. La chenille de la piéride (une espèce de papillon) en raffole et constitue un véritable ennemi de ce cher légume.

La piéride du chou : c’est quoi ?

La piéride du chou fait référence à une chenille néfaste pour le chou fleur et pour tous les légumes de la même famille comme le chou rave, le chou de Bruxelles, le navet, le radis noir ou encore la roquette pour n’en citer que quelques uns.

Cette chenille, qui vient d’un papillon blanc (qui peut mesurer jusqu’à 6 cm) avec un ou deux points noirs sur ses ailes (selon qu’il soit mâle ou femelle), laisse des trous sur son passage sur les feuilles du chou fleur.

Si le papillon est plutôt l’allié du jardinier par son rôle de pollinisateur, sa chenille, elle, est son ennemie jurée. C’est à la fin du printemps qu’elle fait son apparition entre les mois d’avril et octobre. La période estivale doit donc être sous haute surveillance pour tout jardinier disposant d’un potager et cultivant du chou fleur.

Les trous sur les feuilles du chou fleur constituent une partie des dégâts causés par cette chenille. Toutefois, là où les ravages de la chenille deviennent plus ennuyeux, c’est lorsqu’elle s’attaque au cœur du légume et que ses déjections rendent le chou fleur non comestible.

Comment protéger le chou fleur de cette chenille ?

Fort heureusement, il existe plusieurs moyens de protéger le chou fleur de cette chenille vorace.

Vous pouvez recourir à un filet de protection qui bloque l’accès aux piérides et les empêche alors d’y pondre leurs œufs.

Vous pouvez aussi planter des plantes dites compagnes qui repousseront les piérides (thym, aneth, sauge, céleri, menthe, fougère, verveine, romarin).

Si vous constatez la présence d’œufs ou de chenilles sur vos légumes, retirez-les et écrasez-les. S’il y en a trop pour vous en débarrasser à la main, vous pouvez aussi recourir à un insecticide microbiologique appelé Bacillus thuringiensis (BT). Sinon, vous avez aussi l’infusion d’absinthe que vous devez ensuite pulvériser sur vos légumes envahis ou encore la macération au piment mélangée avec du savon noir. Avec l’utilisation du piment, il faut veiller à bien rincer le chou fleur avant de le manger.

Soyez particulièrement vigilants tout l’été à la présence de piérides, de chenilles et de leurs œufs (regardez également sous les feuilles, pas uniquement en surface).

Le chou fleur : légume ou fleur ?

Par son nom, le chou fleur laisserait penser à quiconque ne le connaissant pas qu’il représente une fleur ou bien que c’est sa fleur qui est comestible. Pourtant, nous pourrions le qualifier à la fois de légume et de fleur.

En fait, le chou fleur est un légume comestible dès lors qu’il est récolté avant sa floraison. Et oui, si on le laisse évoluer, ce légume laisse naître des tiges florales qui feront éclore des fleurs blanches ou jaunes avant de donner des graines. On dit alors que nous mangeons son méristème qui représente cette partie pré-florale du légume.

Le chou fleur s’épanouit dans des sols frais et riches notamment dans des zones proches de la mer où il y a de l’humidité et que les températures ne sont pas trop élevées.

La culture du chou fleur

En France, le chou fleur a une grande place dans notre bouche. Qu’il soit dans notre assiette ou dans notre vocabulaire, plusieurs références bien françaises sont liées au chou.

Surnoms et expressions (mon chou, c’est trop chou, ça me prend le chou) ou encore symbole de fécondité (les garçons naissent dans les choux).

Pour ce qui est de la culture dans notre assiette, le chou fleur se mange cuit ou cru selon nos préférences, les recettes ne manquent pas et ses bienfaits non plus. Ce légume est riche en fibres et en vitamines B et C. Il constitue également un des aliments les plus pauvres en calories (50 kcal pour 200g) et peut se manger toute l’année même si la pleine saison s’étend de septembre à avril.

Il n’existe pas qu’une seule variété de chou fleur mais plusieurs. Bien que la plus courante soit la blanche, on trouve aussi des couleurs violettes, oranges ou vertes.

On suppose que le chou fleur vient du Proche-Orient et qu’il fut adoré des Romains et des Grecs lors de l’Antiquité. En Europe, ce sont des marins Italiens qui l’ont rapporté avec eux tandis qu’en France, c’est le jardinier du Roi Soleil qui l’a rendu populaire dans l’Hexagone.


Le nom scientifique du chou fleur est brassica oleracea.

One thought on “La piéride du chou : cette chenille ennemie du chou fleur”

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