Fertilisation d'un sol agricole aux intrants

Les intrants tels que les engrais, semences ou produits phytosanitaires (pour parler des pesticides), pour ne citer qu’eux, visent à un meilleur rendement des exploitations agricoles. Ces produits ne sont pas naturels et ne sont pas déjà présents dans les sols mais ils sont incorporés pour qu’une culture ait un meilleur rendement avec aussi des fonctions multiples comme l’amélioration de la qualité des sols et l’élimination de tout corps indésirable. Pourtant, ces intrants ne sont pas sans risque et l’agriculture biologique vise plutôt à limiter ces intrants plutôt qu’à les utiliser.

Exemples d’intrants : les engrais et produits phytosanitaires

Les engrais existent sous deux catégories principales :

  • chimiques
  • naturels

Organiques, minérales ou les deux à la fois, ces substances sont utilisées pour booster les exploitations agricoles par le biais de ce qu’on appelle la fertilisation.

Les engrais doivent être justement dosés dans leurs propriétés de manière à ce qu’ils ne perturbent pas négativement les sols.

Un engrais organique est soit animal (déchets d’abattoirs) soit végétal (déchets verts).

Les engrais minéraux peuvent être simples (azotés, phosphatés ou potassiques) ou binaires ou ternaires.

Par produits phytosanitaires, on peut nommer les pesticides qui existent sous forme de poudre ou de liquide. À eux s’ajoutent les insecticides (contre les insectes), les rodenticides (contre les rongeurs), les fongicides (contre les champignons).

Bien que ces intrants soient puissants et efficaces, ils sont aussi écologiquement néfastes et chimiques. Dangereux pour les êtres vivants, hommes et animaux, ils sont classés selon leur échelle de dangerosité allant de peu dangereux à très toxique en passant pas modérément dangereux ou nocif. Ils nécessitent d’ailleurs de se protéger avant, pendant et après leur manipulation.

Dans une vision plus globale, on inclut tout ce qui fait fonctionner une exploitation agricole dans la catégorie d’intrant.

Intrants agricoles : quels sont les risques ?

Si un agriculteur est inévitablement soumis à l’utilisation d’intrants agricoles pour ses exploitations agricoles, certains risques sont à prendre en compte.

Au niveau de l’exploitation, ces intrants peuvent avoir de mauvaises conséquences sur le rendement et la qualité des produits surtout si ce sont de mauvais intrants.

Un autre niveau tout aussi important peut être impacté : la santé du consommateur.

Ces produits sont soumis a des contrôles stricts et réguliers notamment par l’ONSSA (Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires). Les commerçants, conditionneurs, distributeurs et producteurs sont soumis à des contrôles sur les engrais et pesticides.

Tout est vérifié, des conditions de stockage à l’étiquetage en passant par les emballages et la conformité des étiquettes. D’ailleurs, ils effectuent également des prélèvements pour des analyses plus poussées.

Les effets des intrants agricoles sur l’environnement et la santé

Ecologiquement parlant, les intrants agricoles peuvent entraîner des dégâts sur les écosystèmes. Sanitairement parlant, c’est la santé de l’homme qui peut être mise à mal à cause de ces engrais, semences et produits phytosanitaires.

On peut par exemple mentionner une eau trop riche en nitrate qui représente un risque réel pour les nourrissons.

On peut également soulever un point très souvent abordé quant à la pollution de l’eau. En effet, s’ils sont utilisés en trop grandes quantités, les engrais atterrissent dans la nappe phréatique et dans les cours d’eau causant leur eutrophisation.

De plus, ces risques sont augmentés puisqu’à cause de ces trop grandes quantités, les plantes et les sols rejettent les excès d’engrais dont ils n’ont pas besoin entraînant donc cette pollution des eaux.

Plusieurs autres risques sont liés à l’utilisation d’intrants agricoles dont la qualité des sols, l’eutrophisation des eaux (douces et marines), la présence de métaux lourds ou d’éléments radioactifs, etc.

Consommation et historique des intrants agricoles

Selon Wikipédia, en vingts ans (des années 1972 à 1992), les engrais ont presque doublé dans leur utilisation mondiale. En 2007, nous avons en trio de tête des consommateurs la Chine, les Etats-Unis et l’Inde. La France arrive en sixième position derrière le Brésil et le Canada.

L’utilisation d’intrants remonte au temps des Égyptiens ainsi que de la Grèce antique. C’est en 1838, à Valenciennes, que les premiers engrais sont fabriqués. Il s’agit d’engrais azotés et potassiques. Les phosphates arrivent en France après 1870.

On constate donc que les intrants agricoles existent depuis bien longtemps mais que leur utilisation a bien augmenté depuis. Aujourd’hui, il est essentiel de garder à l’esprit qu’il faut favoriser le rendement des exploitations agricoles mais aussi préserver la santé des consommateurs. Deux enjeux distincts mais directement liés qui sont soumis à des contrôles et des règlements stricts afin de respecter au mieux les équilibres écologique, environnemental et sanitaire. D’ailleurs, nous pouvons prendre soin de bien consulter les étiquettes des produits que nous consommons et d’approfondir nos recherches sur les exploitations agricoles et tous les acteurs qui y sont directement liés.

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