Champs de blé

Le plan de relance avait été révélé en parti début septembre, prévoyant l’octroi de 1,2 milliards d’euros pour le domaine de l’agriculture. Selon une annonce du Ministère de l’agriculture, les premiers dispositifs vont désormais être mis en œuvre entre fin novembre et début janvier. Chiffrés à 455 millions d’euros, ils permettront de soutenir l’investissement matériel ainsi que la modernisation des abattoirs et des projets de structuration des filières agricoles et alimentaires.

Une aide pour se moderniser

Dès le 1er janvier 2021, les agriculteurs pourront bénéficier d’une aide financière conséquente. Elle aura pour objectif de les accompagner dans la conversion de leurs équipements afin d’obtenir du matériel plus performant, notamment par rapport à l’environnement. Un budget de 135 millions d’euros est prévu pour les professionnels souhaitant s’engager sur cette voie. L’autre objectif, qui comporte un budget de 70 millions d’euros, est de guider les agriculteurs pour qu’ils investissent dans du matériel permettant de prévenir les aléas climatiques (filets paragrêles, lutte contre la sécheresse, etc.).

Le machinisme agricole est un véritable secteur d’enjeu. Il transforme au fil des années le travail des agriculteurs, et par la même occasion, leur mode de vie. En ayant accès à des outils plus performants, plus modernes, les professionnels parviennent à suivre la concurrence avec une production optimisée, à préserver du temps pour eux et à améliorer leur bien-être au travail. Choisir un micro tracteur, par exemple, doté d’une taille réduite, permet de réaliser plusieurs tâches pour entretenir les terrains agricoles. Il est particulièrement utile pour se déplacer dans les chemins inaccessibles aux autres véhicules. Mais surtout, il est très confortable. C’est l’un de ses principaux avantages.

Tous ces éléments pour améliorer la qualité de vie des agriculteurs sont essentiels, car ils permettent de garder les jeunes ruraux motivés pour se lancer dans le secteur.

Des abattoirs plus transparents

Un appel à projets, estimé à 50 millions d’euros, pour la structuration des filières agricoles et agroalimentaires sera ouvert à partir de fin novembre avec sélection des dossiers sur 2021/2022. Les participants pourront faire financer leurs projets (hors ceux déjà couverts par le plan protéines), qu’ils consistent aussi bien en des investissements matériels qu’immatériels.

Mais surtout, pas moins de 130 millions d’euros seront consacrés à la modernisation des abattoirs. Le gouvernement a décidé d’en faire son cheval de bataille, mettant en avant, notamment, le besoin de « transparence » de la profession. Dans cette nouvelle volonté, l’installation de caméras dans les établissements n’est pas exclue. Le budget est alloué pour remplir trois objectifs majeurs : garantir un meilleur bien-être animal et des règles d’hygiène strictes (en formant notamment les salariés à la protection animale), améliorer la compétitivité des filières agricoles françaises et garantir une courbe d’emploi stable en modernisant les outils d’abattage.

Enfin, le secteur agricole est toujours en attente de précisions concernant deux dispositifs du plan protéines végétales. Une aide à l’investissement devrait être accordée concernant une liste d’équipements spécifiques dédiés à la culture, la récolte et le séchage des espèces riches en protéines végétales. Une présentation du plan protéines dans son ensemble devrait être réalisée par le Ministère d’ici les prochaines semaines.

 

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