Agriculture urbaine

L’agriculture urbaine se pose et s’impose dans les villes. Sur les toits des immeubles, c’est une nouvelle façon de se reconnecter avec la nature, en plein cœur des zone urbaines. Serait-ce une nouvelle façon de nourrir les villes ?

L’agriculture urbaine : cultiver ses fruits et légumes au cœur des villes

Ce n’est pas parce qu’on manque d’espace « nature » en ville, qu’on ne peut pas cultiver ses propres fruits et légumes. L’agriculture urbaine le prouve. Aujourd’hui, on peut tout à fait cultiver ses carottes et ses salades en plein cœur de Paris, Lyon ou n’importe qu’elle autre ville. Reste à pouvoir utiliser une partie d’un toit d’immeuble, d’un potager commun ou d’une cours privée. Certains espaces publics sont également exploitables. À la base, l’agriculture urbaine est une astuce pour approvisionner les zones urbaines en nourriture. On peut cultiver des fruits, des légumes, des herbes aromatiques. On peut aussi produire des graines et avoir des arbres fruitiers (selon l’espace disponible, bien entendu). Et pourquoi ne pas se laisser tenter par un élevage de poules ou d’abeilles ?

En clair, l’agriculture urbaine permet de s’adonner au jardinage de manière responsable en réduisant les émissions de CO2. Ajoutons également que les cultures urbaines peuvent donner naissance à des emplois et ce n’est pas pour déplaire aux citadins. Tout dépend du type de culture et de l’objectif : se faire plaisir personnellement ou en faire un véritable commerce. L’agriculture urbaine n’a probablement pas le même niveau qualitatif et gustatif qu’une agriculture rurale mais c’est déjà pas mal.

Les opportunités liées à l’agriculture urbaine

Pour prendre l’exemple de Paris, il y a de plus en plus d’élevages et de fermes. Tout est bon pour l’environnement, les liens sociaux et la pédagogie. Grâce à l’agriculture urbaine, il est possible de recycler des déchets organiques, d’avoir des poulaillers participatifs ou encore des fermes pédagogiques. Il y a même le Ferme de Paris dans le bois de Vincennes (12e arrondissement). Là, tout est conçu pour sensibiliser les gens aux aliments durables grâce à l’agriculture urbaine ainsi qu’à la permaculture. Cette dernière consiste à créer des écosystèmes humains et agricoles selon les règles de la nature. Elle met en avant l’économie d’énergie, la durabilité, le respect des êtres vivants, le respect de la nature dans sa globalité, la répartition équitable des ressources et les liens sociaux.

Pour aller plus loin, la Capitale va même dédier 7000 m2 à sa plus grande ferme, dans son 18e arrondissement. On estime à 50 tonnes ses récoltes annuelles dès le printemps 2019. De quoi pouvoir fournir les restaurants et les épiceries en produits garantis sans pesticides et vraiment locaux. Il existe même une ferme mobile. Celle-ci se déplace dans les différents arrondissements de la Capitale. Elle vise à faire découvrir les animaux et les possibilités d’aménagements dans une ville.

Les limites de l’agriculture urbaine

Oui, l’agriculture urbaine est prometteuse et pleine d’opportunités. Oui, l’agriculture urbaine met en avant la culture et la consommation de bons produits, frais et locaux. Toutefois, il faut avoir conscience qu’on ne peut pas tout cultiver en plein cœur d’une ville. Par exemple, c’est intéressant pour des produits considérés comme fragiles et qui peuvent voir leurs qualités nutritives amoindries pendant leur transport. En revanche, ce n’est pas vraiment intéressant pour des pommes de terre ou des carottes qui n’ont pas de problèmes de conservation.

Aussi, on pourrait penser que la suppression du transport des fruits et légumes pourrait engendrer de véritables économies pour le portefeuille. En fait, c’est (complètement) faux. La qualité se paye alors ce n’est pas l’absence de transport qui jouera forcément sur la pratique de prix plus abordables. À voir selon les cas.

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